L'aventure hippie

C’était la guerre au Vietnam !

Les jeunes refusent de la faire.

La violence n’est pas leur affaire !

Ils ne veulent pas perdre leur âme !

 

Ils se baptisent du nom de Hippies.

Ils méprisent la société nouvelle

Contre l’argent ; ils se rebellent !

S’habillent de loques et ils mendient

 

Ils luttent contre toute autorité,

Parentale ou sociétale.

Vers la campagne, ils dévalent !

Croyant trouver la liberté !...

 

Mais la Nature n’est pas si douce,

Et la terre demande des efforts.

Alors ils cherchent un réconfort

Dans l’alcool et les drogues douces…

 

Certains, en Inde, vont chercher

L’évasion dans le spirituel.

Après les paradis artificiels

Est-ce la liberté enfin trouvée ?

 

Francîne Quiroga

lundi 11 avril 2016

 

Année 70

Quand je m’assois sur le bord du chemin

Je rêve souvent aux années soixante dix

C’était le temps où les hippys chantaient

C’était le temps où les hippys fumaient

Garnies de fleurs les robes tourbillonnaient

Dans la fumée les esprits s’envolaient

C’était le temps où tout le monde s’aimait

Communautés au Larzac il y avait

Fromage de chèvres tous ensemble ils faisaient

La liberté l’amour libre leurs plaisaient

Et sur les montagnes et sous les étoiles

Rêvaient sous la neige, rêvaient sous la toile

Les rêves prirent fin  désenchantement

Ils espéraient trop de la liberté

Et finalement chez eux sont rentrés

 

SIMONNE  POESIE MARS 2016

La légende de l’arbre du Ténéré

Lentement la caravane avance

Avec ses quatre dromadaires

Dans le désert qui toujours s’enfuit

Dans une danse infernale

La ligne d’horizon flotte.

Les jours s’en vont, je demeure

A scruter les nuages

A chercher ma voie dans l’appel du vent.

Le désert avance et c’est l’eau qui se meurt.

Sous l’arbre du Ténéré

Un vieux sage conte la légende de l’oiseau blanc.

Un faiseur de pluie

Qui faisait pousser les étoiles.

Comme les oiseaux suivent le navire

Il précédait les caravanes de sel

Les guidait vers les précieux puits

Source de vie.

Un matin il croisa

Un grand corbeau noir

Un vendeur de larmes.

Rejoins-moi sur mon nuage

Tu y trouveras la plus belle des oasis

Peuplée d’acacias au parfum de miel.

L’oiseau se laisse séduire

Par de si belles chimères

Et suit l’oiseau de malheur

Vers cet éden saharien.

Là cachés dans les acacias

Des corbeaux vociférant,  pétaradant

L’entourent, l’étouffent

De leur étreinte mortelle

L’oiseau trouve refuge sur un acacia blanc.

Furieux les corbeaux

Troquent la forêt d’acacias

Pour des vagues de dunes.

Dans un paysage de désolation

Seuls l’oiseau et son acacia blanc résistent.

Phares des caravanes

Ils  contemplent le désert dans toute sa solitude.

 

Mireille HEROS – Mars 2014